L’internationalisation rapide de la compétition économique, l’accroissement exponentiel du volume des informations disponibles, l’évolution rapide des technologies de l'information et de la communication, l’essor de la qualité, l’instabilité des systèmes économique et financier, l’apparition de nouveaux défis et pour la plupart de temps transversaux, liés à la mondialisation des échanges et de l'économie, ont mis en valeur la nécessité de disposer des informations fiables pour concevoir, mettre en œuvre et évaluer les politiques de reforme économique et pour mesurer leurs impacts sur le plan social. Par ailleurs, la rénovation et le renforcement du processus d’intégration régional requièrent des informations dans le cadre des politiques de surveillance macroéconomique et des politiques sectorielles.
Ces problèmes, bien que de portée mondiale, représentent une menace grave pour les progrès réalisés ou planifiés en matière de développement, au niveau communautaire, national ou régional. Il importe aussi de bien comprendre à la fois les tendances macro-économiques, l’environnement et les évolutions géoéconomiques entre autres pour trouver des solutions favorisant la compétitivité des entreprises et économies africaines sur les marchés de la région et du monde. L’Intelligence Economique, peut en partie et parfois même substantiellement, aider à résoudre ces problèmes
Dès sa création en 2005, j’ai toujours pensé que l’Organisation Africaine de l’Intelligence Economique était une organisation unique. Par sa nature, par ses objectifs, et par la manière dont elle compte promouvoir l’intelligence économique comme outil de compétitivité des entreprises et des économies. Et par sa la manière dont elle compte contribuer à un progrès et un développement continu en vue de l’atteinte des objectifs nationaux de performances économiques et de bonne gouvernance dans les pays africains et vers l’établissement d’une bonne gouvernance efficace, d’une croissance constante et d’une anticipation efficiente grâce à la maîtrise de l’information et à la réflexion stratégique.
Tel que le Conseil d’Administration l’a exprimé, l’OAIE doit faire face maintenant à de nouvelles attentes, de nouveaux défis, qui lui exigent plus d’ambition et de créativité, ainsi que plus d’audace dans son action.
Nous allons nous y atteler. Avec l’équipe que j’ai le plaisir de diriger, avec les réseaux de chaque pays, avec la contribution intellectuelle et l’implication des membres du Conseil d’administration et du Senior Advisory Board, nous allons travailler pour faire réalité l’ouverture d’une nouvelle étape, celle de la mise en œuvre de notre Plan stratégique 2009-2013.
La transparence, la communication et la concertation sont les moteurs de notre action auprès de nos membres, partenaires et bénéficiaires et de nos programmes et projets. Nos services et nos projets sont développés dans une perspective de complémentarité tout en demeurant axés sur les besoins des Etats, des entreprises et des économies en mutation dans un contexte de mondialisation.
De nombreux projets sont en gestation notamment :
- Unité de Service aux Entreprises
- Data Mining for Development Project-DMDP
- Projet INTESTRAT
- La parution d’un bulletin et l’édition du magazine électronique sur les questions commerciales, etc.
Nous devons cependant trouver le financement pour en assurer leur réalisation. Pour ce faire, nous comptons sur les contributions volontaires de gouvernements, organisations multilatérales, aux subventions spéciales, mais aussi sur la générosité des fondations privées et des particuliers, des entreprises et institutions africaines. Ce mode de financement encouragera une utilisation efficace et responsable de nos ressources.
Nos slogans « Faire la différence par la réflexion stratégique et maîtrise de l’information! », « L’OAIE, l’anticipation sur le développement » et le thème de notre prochain bulletin «The Watcher !» traduisent bien notre détermination à tout mettre en œuvre pour donner aux entreprises, gouvernements, et à la société civile, l’aide et le support requis pour assurer leur développement et, pour reprendre les propos du président Wade, les aider « à porter leur part d’audace et de rêve qui fécondent les progrès des sociétés humaines ».
Nous voulons le faire avec la contribution du plus grand nombre. De tous ceux qui partagent nos objectifs et nos valeurs.